COLOMBIE | A la découverte de la capitale Bogotá !

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BKersuy Kersu

 

 

 

Après un mois top au pays des Incas, nous décidons, contrairement au plan initial, de zapper l’Equateur ; en raison du phénomène El Niño, qui annonce des méga trombes d’eau sur la côte Équatorienne pour les mois à venir.

A destination de votre immense et insatiable culture, le phénomène El Niño a des conséquences terribles sur le climat de la planète entière.

A la base, il s’agit d’un réchauffement des eaux d’un certain coin du Pacifique, qui ne sont pas évacuées comme elles le devraient par les vents. Résultat, l’eau chauffe, s’évapore et retombe en trombes sur les côtes du Pérou et de l’Equateur, puis, par réaction en chaine, provoque inondations et sécheresses selon les endroits du globe.

A vot’bon cœur, El Niño, c’est pas du gâteau !

Entre inondation et sécheresse, on préfère la sécheresse, allez hop c’est parti pour la Colombie !!

Pour beaucoup de Français, la Colombie, c’est le pays de l’arabica, mais surtout c’est un pays avec des côtes sympas, et puis tout de suite à l’intérieur des terres, plein de forêts remplies de Farcs qui prennent des Ingrid en otage, cultivent de la drogue et l’envoient, tel le Père Noel, un peu partout dans le monde.

Bref un pays un peu craignos à éviter.

Et bien, je vous tue le suspense, ce n’est paaaas du  tout comme ça !

Les nombreux voyageurs que nous avons croisés qui sont passés par la Colombie sont tous dithyrambiques ; la sécurité a augmenté d’une façon telle que c’est aujourd’hui un pays plus « safe » que bon nombre des pays d’Amérique Latine…

Et bien nous comptons nous faire notre propre opinion et voir ça de nos propres yeux !

La Colombie, c’est parti !!

 

Nous arrivons à Bogota le 29/12 en avion depuis Lima.

Avec l’idée en tête de se carapater tout de suite pour Medellín, ville réputée pour sa vie nocturne. Il s’agit de se préparer un réveillon de Nouvel An aux p’tits oignons.

Et là, vous allez admirer nos talents d’organisation et d’anticipation.

 

D’abord, on achète le Lonely Planet de la Colombie à l’aéroport de Lima, histoire d’avoir 2 heures pour étudier le pays… et accessoirement se trouver un hôtel !

Bon j’exagère un tout petit peu, car 24 heures avant de prendre l’avion, on s’était fait envoyer par Matt&Caro (nos 2 charmants hébergeurs de StMaur !) la liste des hotels de Bogotá.

Résultat : au moment de s’envoler, nous avons la confirmation d’un hotel, tous les autres nous répondant qu’ils sont complets… ouf !
A peine arrivés a notre hôtel (a 1h30 du matin environ !), on explique qu’on compte partir le lendemain dès que possible vers Medellín.

Et là, on nous rit doucement au nez : on est en pleine période de vacances colombiennes, et tous les bus qui partent de Bogotá jusqu’au 31 sont complets !!

Bordelum de bordelum… et bien tant pis, on fêtera le nouvel an à Bogota !

Heureusement, l’hôtel est sympa!

 

 

Nous avons donc 3 jours à passer dans la capitale colombienne.
Tout d’abord, nous sommes assez surpris de voir que Bogota est une ville tout ce qu’il y a de plus moderne. Bien construite, propre, plutôt verte, une voirie très bonne…

Et rapidement, un constat s’impose : les gens sont adorables !

 

Ils sont souriants, avenants, proposent régulièrement leur aide, sont courtois avec nous et entre eux, disent bonjour facilement, voire entament la conversation… Et le pire, enfin le meilleur, c’est que c’est comme ça dans toute la Colombie !! Cela change beaucoup des Boliviens et Péruviens qui n’ont pas un naturel aussi avenant (ils sont sympas aussi mais il faut d’abord les connaître)

On note également qu’il y a énormément de graffitis (enfin de street art me souffle Lily, on soigne notre côté branché!)

Mais attention, pas les graffitis tout pourris qu’on voit en France sur les bords des rails… non, ici, c’est vraiment des graffitis de grande classe ! Il y a même un tour organisé pour les admirer, mais nous n’aurons pas le temps… la faute à ma piqûre de tique, dont nous croyions qu’elle se compliquait, mais, grâce aux urgences et au charmant personnel médical, par rapport à laquelle nous sommes rassurés ! Les urgences un 1er janvier, une certaine façon de voyager hors des sentiers battus 🙂

Admirez un peu le street art à la Colombienne qu’on a pu observer en flânant dans la ville

Nous en profitons également pour aller au Montserrate, montagne qui domine la ville par l’Est.

Funiculaire à l’aller, téléphérique au retour, nous voici embarqués pour une superbe vue de Bogota !

Le 30 au soir, nous pouvons profiter de la vie nocturne au centre de Bogota.

Une rue piétonne est colonisée par les familles et amis se baladant, grignotant un morceau, et jouant à toutes sortes de jeu… On dirait un peu une kermesse géante !

Nous sommes attirés par une rangée de hamsters (ou grP1130285os cochons d’Inde), plantés là au milieu de la rue, en ligne, prêts à prendre le départ, avec 5 mètres plus loin une rangée de récipients retournés, avec sur chacun un numéro et une petite porte, en gros une sorte de igloo pour hamster.

Et au milieu, un gars avec un micro qui nous explique qu’il faut parier sur les numéros !

L’attroupement se forme, et nous sommes tout excités de voir pour la première fois, en pleine rue, une course de hamster !!

P1130291Alors finalement, il ne lâche qu’un hamster et il faut parier sur l’igloo que le hamster va choisir, en déposant sa mise sur l’igloo de son choix.

Lily est surmotivée, et on lâche 500 Pesos (moins de 15 centimes d’euros… bah oui on n’est pas fou quand même J) sur le 16 bleu…

Le reste – le hamster qui fonce tel un bulldozer (et oui, c’est un hamster dameur !), Lily qui s’emballe, et le résultat – tout cela est à peine descriptible et je m’en remets à la force des images plutôt qu’au poids des mots pour vous laisser admirer l’ambiance !!

 

Repartis avec notre butin qui permettra à Lily de s’offrir un festin de pastèque, on continue de gambader dans cette joyeuse ambiance où nous verrons, entre autres :

Des jeux de palais, des jeux de tir à la carabine, des mecs hyyyper biens déguisés en alien avec qui prendre des photos, des danseurs en tout genre, et évidemment les stands de bouffe et tout le toutim.

Quelle soirée !!

 

P1130268Côté assiette, nous avons trouvé de quoi nous rassasier avec un plat co
lombien typique : la bandeja paisa.

Sous ce joli nom aux sonorités légères et poétiques se cache en fait un condensé protéiné aussi gras que bourratif, donc délicieux pour votre serviteur (mais peu recommandé pour n’importe quel régime, même Dukan !) 🙂

Jaugez par vous-mêmes : Travers de porc, saucisse, viande hâchée, œuf, riz, haricots rouges, banane plantain et un demi avocat pour la couleur !

 

Nous continuons de nous balader dans la ville : la place du quartier central est fort sympathique, avec sa cathédrale à la sud américaine, et son grand sapin de Noël!

 

 

 

 

Le 31, avant de sortir nos habits de soirée pour aller réveillonner, nous profitons du temps imparti pour aller au « Museo del Oro », le musée de l’or.

Et ce musée, au prix d’entrée dérisoire, est grandiose !

De nombreuses explications concises et instructives sur le travail du métal, et une collection véritablement impressionnante de pièces/œuvres/objets en or, font de ce musée un régal pour les yeux !

En bonus, une superbe fresque très instructive sur l’évolution des civilisations des différents continents.


Et puis ça y est, vient le moment de réveillonner !

Moment qui me tient à cœur, car s’il y a bien une soirée où il faut faire la fête dans l’année, pour moi, c’est bien le réveillon du nouvel an !

Lily me demande ce qu’est pour moi un réveillon réussi.

Pour moi, c’est clair :

  • un bon repas,
  • un bar avec de l’ambiance/ des gens pour boire quelques verres,
  • puis un endroit avec toujours ambiance/gens pour danser.
  • Se fêter la bonne année, puis continuer jusqu’au petit matin !

Allez hop c’est parti, les objectifs sont simples !

Alors on se renseigne à droite à gauche, on commence à demander les bars ouverts… et là on commence à déchanter : plein de bars et restaus ferment juste le 31 au soir… il semblerait qu’à Bogota, cela se fête plutôt en famille et à la maison.

On nous conseille d’aller en taxi dans le coin branché des bars/restaus/discothèques : la zona rosa.

Mais là, stupeur : on tombe dans un quartier mort… Et les bars qui ferment !

Après plusieurs tentatives, au milieu des touristes qui cherchent désespérément quelque chose, une ambiance, un peu genre walking tourist, on trouve un bar d’ouvert, alléluia !

Une petite bière plus tard, il se fait tard, on décide de chercher un coin pour manger.

Après 30 minutes d’errance, on abandonne : on va revenir dans notre quartier, où un pub irlandais nous avait dit qu’il ouvrait bien le 31. Eurêka, merci les irish, et vive la guiness !

Sauf que patatra, ils ouvrent le 31… mais ferment à 20h !!!

On ne peut même plus compter sur des Irlandais pour boire des bières !! Tout fout l’camp ma pauv’dame.

Plus aucun bar n’est ouvert…

On erre dans la rue, même plus pour trouver un bar ou un restau – nous sommes résignés, mais juste quelque chose, n’importe quoi à manger.

On repartira au final avec un paquet de chips et un biscuit au chocolat trouvés auprès d’un vendeur ambulant… Maigre butin !

Et pour couronner le tout, des militaires nous raccompagnent dans les rues désertes jusqu’à la porte de notre hôtel en nous disant que c’est plus sûr…

Dépités par la tournure des évènements, nous réussirons au final à nous faire livrer des pizzas.
Sobres comme des moineaux, à demi repus, nous profiterons néanmoins de l’étage de notre hôtel pour contempler tous les feux d’artifice qui rayonnent un peu partout dans Bogotá à minuit.

feu d'artifice

 

Après 3 jours très agréables et un réveillon improbable, nous filons vers Medellín pour continuer notre périple colombien, en nous jurant que côté organisation, qu’on ne nous y reprendrait plus !

1 Commentaire

  1. Léo Léo
    21 janvier 2016    

    Oh ben alors !? C’est dingue !!!
    On se rattrapera l’année prochaine !! 😀

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